Emilie Simon - Phoenix
Le phénix des notes de ses voix
Il était une fois une jeune chanteuse
D'un père ingénieur son, d'une mère coiffeuse,
Ne jurant que par la musique électronique
Elle altère sa voix de son bras bionique
Deux premiers albums audacieux reconnus
Trois Victoires de la Musique obtenues
Sa bande-son de la Marche de l'empereur
Remporte un César, là elle est à son meilleur
Je l'ai un peu lâchée lorsqu'elle s'enticha
D'un son américain et des airs de diva
D'une trop big machine, de katebushisation
Mais je gardai pour elle toute mon attention
La pop n'est jamais loin et voici que surgit
Un bel album concept, plus un film assorti
Devancé par "Karma", le morceau précurseur,
C'est Phoenix qu'il s'appelle, ou Le temps est trompeur
L'histoire d'une vengeance, de Lily qui renaît
Vlad, Lamia : ses ennemis elle les défait
En six chansons tout pile, accompagnées d'un conte
Et – la rime est facile – il y a aussi le Comte
La fable est réjouissante, elle est fort bien narrée
Reliant une à une les chansons, allégées
En versions différentes de celles déjà ouïes
Elles pénètrent le crâne par ce bis épanoui
Mais voilà que déjà, à peine consommée,
Faisant par là fi d'une prometteuse tournée,
Une page se tourne, celle de ce Phoenix,
La belle continue, et publie Polaris.
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Il y a ici 2 parties. D'abord, les 6 chansons, format standard, 2 couplets 2 refrains, entre 3 et 4 minutes – et un son extrêmement travaillé. Un EP en somme.
Ensuite, place au récit. Découpé en chapitres, tout en alexandrins, souvent énoncé (par Émilie elle-même) sur un discret fond musical approprié, il est entrecoupé par les mêmes chansons. Mais quasi-acoustiques : piano et chœurs ondulants renforcent l'ambiance nocturne et vampirique. Et écourtées : généralement 1 couplet 1 refrain, pour une durée d'1 minute 30 environ. (Seule "Le temps est trompeur" n'a pas été reprise.)
À mon sens, on aurait tout aussi bien pu inverser les 2 parties, c'est-à-dire écouter d'abord le conte, et ensuite seulement se délecter des chansons.
Mais j'imagine que c'eût été trop déroutant sur les plateformes : la Betty Boop montpelliéraine étant connue pour ses chansons, il fallait donc attaquer par les chansons. Je suppose d'ailleurs que ce sont les chansons qui ont été écrites en premier, puis ont amené l'histoire, et non l'inverse. -
Tes mots
Mon palais
L'origine du mal -
Le temps est trompeur
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La phrase
« Et si la vengeance est un plat qui se mange froid
Moi je le sers glacé et une seule fois » ("Chap. 3.1 Le Journal") -
elle
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…Et maintenant, écoutez !
- www.deezer.com/fr/album/484392525 (389 Visites)
- open.spotify.com/intl-fr/album/5y7QkXmsGFQFCwUEZeISFZ (230 Visites)
- www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_m7J4G_J6Z1y4lhUMzLFTMQDu2xd9lroHY (236 Visites)
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TagsKate Bush | la Marche de l'empereur | renaissance | vampire | vengeance | alexandrins | conte | électro | pop
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Créé le12 avril 2024
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