Yodelice - What's the cure?
Jamais à cure d'idées
Est-ce un hasard si Yodelice sort un album revigorant, truffé de bonnes lignes de basse et intitulé What's the cure? au moment où... the Cure sort un nouvel album 16 ans après le précédent ? J'aime à croire que non.
Cela étant posé, quel est le rapport entre cet album et son prédécesseur, sorti à peine 2 ans plus tôt ? À peu près aucun. J'avais vu The circle comme une volonté de revenir à la source folk du projet Yodelice. En soi, pourquoi pas, sauf que 10 fois la même chanson à base de mmmmh, il avait pas trop forcé son talent le gars, le single aurait suffi. Le revival folk de Jil Is Lucky – artiste révélé à la même époque – aura été plus réussi.
Maintenant, avec le recul, je me demande si Yodelice n'avait pas déjà aussi en magasin les chansons électro-rock de cet album-ci simultanément. 2 styles musicaux très différents qui ne pouvaient cohabiter dans un même disque et devaient donc sortir en 2 temps.
Pour ma part, j'estime que le rock lui sied mieux. Parce que Yodelice demeure une merveille de guitariste électrique, dans ses solos ("Desert song", "Cutting like a knife", "Hope") comme dans ses riffs ("What's the cure?", "Bliss"), et il est paradoxal que son plus gros (unique ?) tube soit dans la veine folk acoustique ("Sunday with a flu" en 2009, pour rappel).
Il est aussi un arrangeur-producteur hors pair, pour son propre compte comme pour d'autres artistes (Jain, Hallyday), doué d'un vrai talent pour créer des textures sonores d'une grande richesse.
Avec son attaché-case magique, What's the cure? en constitue une bonne illustration.
Au programme : la réhabilitation du sample "ouh yeah" ("Cutting like a knife"), un twist zazou ("Desires never die"), un hymne à la différence endiablé ("What's the fuss?"), des programmations venues d'ailleurs, de la claque et de la vigueur partout.
Ce serait un peu trop, s'il n'avait pris soin d'inclure une jolie ballade bien chantée dont il a le secret ("Ghostly affair"), qui rappellera son "Familiar fire" aux plus connaisseurs. Oh qu'il est bon de se perdre avec lui dans cette histoire d'amour fantôme !
Préoccupé par l'état du monde, mais gardant malgré tout espoir ("Hope"), on veut continuer à miser sur un monde nouveau, comme on continuera à miser sur Yodelice. Est-ce un hasard ? J'aime à croire que non.
-
C'est plutôt court, mais à double tranchant ("Cutting like a knife" le bien nommé), car ce qu'on y gagne en impulsion, on le perd parfois dans des fins abruptes ("Let us never hit the ground", "Ghostly affair", "What's the fuss?") ou sans imagination ("What's the cure?", 2 fois le même couplet et une fin ad lib decrescendo).
En 4 lettres seulement, "Hope" est l'unique titre qui prenne de la longueur (4:34), avec un bon développement final qui conclut bien l'album tout en ouvrant sur l'avenir. -
What's the cure?
Let us never hit the ground
Muse in motion -
Vampire
-
-
La phrase
« Let the music flow and see where we can go » ("What's the fuss?")
-
lui
-
…Et maintenant, écoutez !
- soundcloud.com/yodelice-official/sets/whats-the-cure (122 Visites)
- www.deezer.com/fr/album/591120502 (287 Visites)
- open.spotify.com/intl-fr/album/1wvvy019Zx6nVxClWOLFNm (169 Visites)
- www.youtube.com/playlist?list=PLH55XRFiQQYhYxg2dnMhXypYFnh1pt4RG (184 Visites)
-
Créé le27 février 2025


